Les premiers ministres du Mali et du Sénégal réaffirment la nécessité d’améliorer la fluidité et la gouvernance routière

Les premiers ministres du Mali et du Sénégal réaffirment la nécessité d’améliorer la fluidité et la gouvernance routière 

Kayes, Mali, le 21 mai 2011 – Les premiers ministres du Mali et du Sénégal ainsi que d’autres ministres de leurs gouvernements et des experts des deux pays se sont rencontrés aujourd’hui à Kayes pour encourager la mise en œuvre des réformes pour faciliter le commerce entre les deux pays. Les missions de l’USAID au Mali, au Sénégal et en Afrique de l’Ouest ont fourni des recommandations détaillées sur ce sujet à tous les acteurs présents.
 
Selon Mr. Mor Talla Kane, représentant du groupe du secteur privé sénégalais, « beaucoup d’espoirs résident dans la mise en œuvre effective des recommandations issues de cette rencontre de haut niveau. L’amélioration de la gouvernance routière, l’investissement et les infrastructures renforcera le commerce, créera des emplois et tirera les revenus vers le haut dans les deux pays ». 
Lors de la réunion, les chefs du gouvernement des deux pays ont convenu de la mise en œuvre des recommandations dont les plus importantes sont les suivantes :
  • La suppression de la corruption le long du corridor Bamako-Dakar, qui est un frein à la libre circulation des biens, des personnes et des véhicules.
  • La limitation a trois (3) points de contrôles des marchandises – un au départ, un à la frontière et un à l’arrivée – en accord avec la réglementation de la CEDEAO. Les récents rapports conjoints de l’UEMOA et du West Africa Trade Hub montrent qu’il y a aujourd’hui entre Bamako et Dakar 12 postes actifs au Mali et 33 au Sénégal.
  • Le respect de la charge à l’essieu de 11,5 tonnes en conformité avec le règlement de l’UEMOA.
  • La réalisation effective des programmes d’entretien routier du corridor. Sur ce point, les deux parties s’engagent à trouver les financements nécessaires.
  • L’instauration d’une rencontre trimestrielle des comités de suivi et d’évaluation, alternativement dans les deux pays
L’analyse du Trade Hub sur les écarts dans l’application a également fourni des données de base qui ont contribué à ces recommandations. Ibrahima Ba, le directeur de SOCODIV, a participé à l’étude au Sénégal. Son entreprise vend les produits de plus de 500 fermiers, pêcheurs, et autres compagnies agro-alimentaires sénégalaises, ainsi que ceux d’éleveurs au Mali et dans la sous-région.
 
Selon Mr. Ba, « il est important d’appliquer les règlementations en vigueur et d’éradiquer la corruption – ce qui aura un impact majeur sur le commerce ». « C’est le principe du commerce : nous vendons nos produits au Mali et achetons ceux dont nous avons besoin. Nous avons besoin de cela pour atteindre un niveau d’échange suffisant.».
 
 
 
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